Les Mondes de Clèm

dimanche 2 avril 2017

[Série] Thirteen Reasons Why

Vous ne savez pas quoi faire aujourd'hui et vous avez envie de rester chez vous, au chaud et tranquille ? Ne cherchez plus, j'ai la série qu'il vous faut. Thirteen Reasons Why est l'adaptation du roman du même nom écrit par Jay Asher. Je ne l'ai toujours pas lu mais la série est sortie le 31 mars sur Netflix et je me suis plongée dedans le soir même. Disons que par un malheureux concours de circonstances, j'ai enchaîné les épisodes et un peu plus de 24h après le permier épisode, le générique du treizième et dernier défilait devant mes yeux.


Mais de quoi ça parle ? Hannah Baker (Katherine Langford) s'est suicidée et a enregistré treize cassettes audio, expliquant les causes de son suicide. Chaque cassette est liée à une personne, qui doit écouter les treize cassettes puis les passer à la personne concernée suivante. Clay Jensen (Dylan Minnette) en fait partie et nous découvrons les cassettes en même temps que lui. En alternant entre l'histoire racontée par Hannah et le présent de Clay où ce dernier est de plus en plus perdu, les secrets sont découverts petit à petit.

Une chose est certaine, ce qui m'a fait regarder tous les épisodes d'affilée est que j'avais envie de savoir. Savoir ce qu'il s'était passé, qui avait fait quoi, pourquoi Clay se retrouvait-il dans ces cassettes et comment se terminerait l'histoire de nos personnages. Avec une cassette d'entendue par épisode de cinquante minutes/une heure, j'avais parfois envie que l'histoire avance un peu plus vite. Pour savoir plus vite. Mais maintenant que tout est terminé, je regrette un peu d'avoir été si vite. Ces personnages me manquent déjà et j'ai plus que hâte de lire le roman pour les retrouver.

Encore une énième histoire dans un lycée américain vous me direz. C'est vrai et nous n'échappons pas aux traditionnels sportifs, cheerleaders et à tous ceux qui ne sont pas assez populaires pour faire partie de ces groupes. Mais qu'est-ce que cette série est bien quand même ! J'ai vécu à Liberty High avec eux pendant tous ces évènements et je peux vous assurer que chaque personne est bien plus qu'un "personnage cliché". Ils ont tous leur caractère, leurs points forts et leurs faiblesses. Nous découvrons tout au fur et à mesure. C'est à la fois un peu angoissant et complètement addictif. Le principe des cassettes nous fait nous demander sans cesse : qui sera le prochain sur la liste ? Dans les gens que nous avons déjà rencontré, qui a aussi fait du mal à Hannah et pourquoi ? Et dans ce sens, je me suis sentie extrêmement proche de Clay. Sa douleur par rapport à la perte d'Hannah est très vite devenue la mienne, si bien que certains épisodes ont été très difficiles, notamment sur la fin.

L'un des points forts de la série est que non seulement nous avons le point de vue des lycéens, mais aussi celui des parents. Olivia Baker (Kate Walsh), la mère d'Hannah m'a beaucoup touchée. Les parents d'Hannah n'ont pas connaissance de l'existence des cassettes et cherchent désespérément à savoir ce qui est arrivé à leur fille. Car ils n'avaient absolument rien vu venir. Il est complètement impossible de rester insensible à leur douleur et j'en ai souvent voulu à ceux qui avaient les cassettes de ne pas leur en parler.

Autre point fort et le dernier dont je parlerai (je continuerais bien mais il faut une fin à cet article !) : la BO. En plus des compositions pour la série d'Eskmo, j'ai adoré tout ce qui a été choisi. J'en connaissais une petite partie mais j'ai surtout fait de belles découvertes musicales qui me rappellent maintenant l'ambiance de la série.



Pour résumer, regardez Thirteen Reasons Why. Cette série est extraordinaire, vous ne le regretterez pas. J'espère que ceux qui ont lu le roman de Jay Asher ne seront pas déçus, je vais pour ma part faire le chemin inverse et lire le roman dès que possible...

samedi 18 mars 2017

Jungle Park - Philippe Arnaud



Éditions Sarbacane, collection Exprim'
277 pages 
Paru en mai 2016

Année 2050
L'Afrique, continent prison gardé par des drones, est devenue le dépotoir des déchets industriels occidentaux, et le lieu où l'on parachute les condamnés à mort américains.
Tony Belluin est un de ces condamnés à mort, directeur d'un parc d'attractions célèbre, injustement accusé de terrorisme. Sauvé de la mort par Jean-Baptiste, le chef d'un réseau de résistants, il accompagne celui-ci au coeur de la jungle.
Pendant ce temps, la fille de Tony découvre la preuve qu'il n'est pas mort, puis la trace des auteurs du complot dirigé contre lui...

Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre en commençant ce roman et j'ai été énormément surprise par cette lecture qui change de mes habitudes.

Malgré tout, je dois avouer que cette histoire très riche m'a un peu perdue au départ. Un personnage qui s'appelle à la fois Tony et Antoine, une Joannie / Joanna / Jo / Joanne, une Séréna / Rena, difficile de s'y retrouver lorsque le même personnage a plusieurs noms ou surnoms dans un même paragraphe. La narration change aussi beaucoup de point de vue, sans préciser dès le début de qui on parle, ce qui fait que j'ai parfois dû revenir un peu plus haut pour bien comprendre le sens de ce qu'il se passait. Mais cela fait aussi une des forces du roman ! (Moi ? Contradictoire ? Jamais.) L'auteur nous glisse un grand nombre d'indices et de petits chapitres, qui perdent un peu au début. De qui parle-t-on ? Qui a envoyé ce message et de qui parle-t-il ? Mais au fur et à mesure de l'avancée dans les pages, tout prend son sens. Les personnages sont perdus dans cet univers, cherchant des réponses, le lecteur l'est tout autant. C'est une situation assez inhabituelle et désagréable pour celui qui aime tout comprendre dès le début (et j'en fais partie), mais tout vient à point qui sait attendre. Et lors du dénouement de chaque petite intrigue laissée quelques pages plus tôt, voire parfois dès le tout début, c'est une grande satisfaction pour le lecteur. J'ai aimé découvrir ce qu'il se tramait derrière l'histoire de Tony / Antoine Belluin, malgré la frustration initiale engendrée. Un conseil, n'abandonnez pas le roman si vous avez du mal, car l'histoire en vaut vraiment la peine !

Cette histoire, c'est celle de Tony / Antoine Belluin, directeur et fondateur de l'un des plus grands parcs d'attraction américains : Africaland. Il a été accusé de meurtre et a été envoyé en Afrique, comme tous les condamnés à mort. Or, il n'est pas coupable et sa fille Joannie / Jo / ..., va chercher à tout prix à savoir qu'il est encore en vie et à prouver son innocence. Sans point de vue fixe, nous alternons quand même entre l'histoire en Afrique et celle aux États-Unis. Le roman se fixe bien plus sur l'histoire et l'aventure que sur les personnages et leurs sentiments, peut-être ce ressenti est-il dû au changement de points de vue. Si ceux de Tony / Antoine et Joannie / Jo sont ceux que le lecteur retrouve le plus souvent, je les ai appréciés mais j'aurais aimé en savoir plus. Notamment sur la relation de Joannie / Jo avec sa petite soeur Myra et sa mère Ellen, qui ont été un peu mises en second plan, au profit de la meilleure amie Séréna / Rena, James le copain de celle-ci et Ethan, personnage assez mystérieux qui arrive du jour au lendemain dans leur groupe de trois.

Jungle Park est donc un roman pour les amateurs d'histoires riches, où tout s'enchaîne à une vitesse incroyable : impossible de s'ennuyer. Si vous cherchez à découvrir un nouvel univers complexe et original, lisez-le sans plus tarder !

dimanche 12 mars 2017

L'Héritier des Draconis, tome 1 : Draconia - Carina Rozenfeld


Éditions Gulf Stream
329 pages
Parution le 16 mars 2017

Difficile de mener une vie paisible lorsque l'on a des flammes dans les yeux à la moindre crise de colère et que l'on donne vie aux dessins et sculptures de reptiles d'un simple regard. Ballotté de famille d'accueil en famille d'accueil depuis qu'il a été abandonné à la naissance, le jeune Elliott fait de son mieux pour dompter son tempérament de feu, malgré la sournoiserie de certains élèves de sa classe. À quelques jours de son dixième anniversaire, une sphère lumineuse tombe du ciel tout près de chez lui. Accompagné de ses amis Tamara et Gédéon, Elliott découvre qu'il s'agit d'un passage vers un monde merveilleux, Draconia. Les enfants y font la rencontre de Gulliver, un gentil géant. Ce qu'il va leur révéler va changer la vie d'Elliott à tout jamais...

Prenez un univers extraordinaire, quelques dragons, ajoutez trois enfants adorables, saupoudrez d'amitié et vous obtiendrez L'Héritier des Draconis ! Ça fait bien longtemps que je n'avais pas dévoré un livre aussi rapidement, c'est tellement agréable. Dès les premières pages, le quotidien d'Elliott m'a happée. Un quotidien quelque peu perturbé par les crises de colère qu'il ne contrôle qu'avec difficulté et dans lesquelles ses yeux deviennent rouges, brûlant d'une flamme étrange... Il est alors loin d'imaginer que ce qu'il porte comme un fardeau va faire de lui quelqu'un d'extraordinaire ! Notre héros va donc vivre une aventure à mi-chemin entre Harry Potter et La Quête d'Ewilan, qui sont d'ailleurs deux univers qui lui sont familiers.

Je pense ne pas l'avoir suffisamment écrit sur le blog (car même l'écrire des milliers de fois ne serait pas suffisant) : j'adore l'écriture et les histoires de Carina Rozenfeld. Dans chaque monde où elle nous emmène, tout est décrit à la perfection. On dit parfois que lire, c'est créer un film dans sa tête. Ne cherchez plus, ce roman illustre cette idée à la perfection. Depuis ma découverte de ce monde, j'ai tellement envie d'aller me promener à Draconia ! Je donnerais n'importe quoi pour pouvoir y aller et m'y promener. Même si tout n'y est pas parfait (Parce qu'il y a un méchant. Il y a toujours un méchant.), je veux découvrir ce royaume pour de vrai. Il m'a fait l'effet d'un monde utopique où les gens sont (presque) tous gentils, où il fait (presque) toujours beau, où il y a de la magie, des dragons, des paysages (presque) tous dignes de la Comté de la Terre du Milieu... Je veux y aller ! Mais je demande à être accompagnée par Elliott, Tamara, Gédéon et Gulliver. Ils m'ont beaucoup touchée et amusée. Mention spéciale pour Gédeon : son énergie débordante et le fait qu'il ramène tout à un film de kung fu m'ont beaucoup fait rire. (J'attends par contre qu'il me donne les photos de Draconia qu'il a faites avec son téléphone portable, je vous les aurais bien montrées mais il ne me les a pas encore envoyées...) J'ai hâte d'avoir le deuxième tome entre les mains pour en savoir plus sur cet univers et découvrir la suite de l'aventure de nos héros.

Je tiens à souligner le travail de l'éditeur pour ce roman, qui est un objet vraiment superbe et que j'adore. Il est plus petit en hauteur que des livres "normaux", ce qui fait qu'il est réellement tout mignon. Ajoutez à cela une couverture vive et pleine de couleurs, avec des petits reliefs notamment sur le dragon. Et le top du top, vous pouvez retrouver un petit flipbook (folioscope ou feuilletoscope en français, j'aurais appris de nouveaux mots) en haut à droite du roman ! C'est génial, mais aussi très distrayant... Je n'arrêtais pas de regarder le dragon et les deux enfants courir pendant ma lecture ! J'adore, j'adore, j'adore.


L'Héritier des Draconis est donc une lecture fraiche et agréable, courez le découvrir dès sa sortie ! Un roman pour tous les enfants qui ont dix ans dans leurs vies et ceux qui ont dix ans dans leurs coeurs. Vous ne pourrez qu'apprécier cet univers extraordinaire !

À la place du coeur (Saison 1) - Arnaud Cathrine


Six jours dans la vie de Caumes qui vit son premier amour.
Six jours de 2015 où la France est saisie d’effroi.

C'est une chose de lire un roman où se passent des évènements effroyables, d'avoir peur pour et avec les personnages. Mais c'est totalement différent quand ces évènements ont réellement eu lieu et que tu te rappelles de ce que tu faisais à ce moment. Je me rappelle être restée bloquée devant ma télévision le mercredi après-midi des attentats, me rendant compte qu'il s'était passé quelque chose de grave. L'horreur m'avait saisie, mais pourtant, je ne pouvais m'empêcher d'avoir envie d'en savoir plus sur ce qui s'était passé. Ce roman m'a permis de mettre des mots sur ce que j'ai vécu lors de ces premiers jours de janvier 2015. Et il le fait avec brio.

Cela fait maintenant deux ans que les attentats de Charlie Hebdo ont eu lieu, mais j'ai eu l'impression de tout revivre. La découverte, l'horreur, les mêmes images en boucle à la télévision, les mêmes témoignages, l'envie d'en parler avec les professeurs en classe dans les jours qui suivent. Tout est là, à travers les yeux de Caumes cette fois-ci. Le ton est violent, cru. Mais pouvait-il en être autrement ? Il vit à la fois son premier amour avec Esther, opposé aux désillusions de la dure réalité et de la cruauté du monde dans lequel il vit. Montée du FN, peur des amalgames entre musulmans et terroristes, tout est retranscrit avec justesse.

Mais alors, pourquoi s'entêter à lire des romans qui relatent des évènements que nous avons vécu, qui ne sont absolument pas joyeux et dont on connait les grandes lignes directrices ? C'est une bonne question à laquelle il est difficile de répondre simplement. Je pense que ça permet d'extérioriser, de mettre des mots sur ce qui a été vécu et de se rendre compte que nous n'étions pas les seuls à vivre cette horreur. J'avais (à un an près) l'âge de Caumes en début 2015, j'allais passer le bac en fin d'année et voilà que la France entière tombait dans l'horreur. J'avais dans ma classe, comme lui, des personnes qui commençaient à avoir une conscience politique. Certains étaient de gauche, d'autres de droite et au moins un que tout le monde savait d'extrême droite. Il y avait des athées, des catholiques et des musulmans. Et même si mon lycée de province d'un coin de France n'était pas le même que celui de Caumes, j'ai pu m'identifier dans certains personnages et retrouver des connaissances.

Pour en revenir à la question de pourquoi lire ce livre, c'est aussi parce même si les évènements sont identiques, il y a une infinité de façons de les vivre. Malgré les nombreuses ressemblances, Caumes et ses amis n'ont absolument pas vécu cette semaine de janvier de la même manière que moi. Pour cela, je suis admirative du travail d'Arnaud Cathrine, qui a réussi à apporter des surprises et de l'imprévu à cette histoire, à ces jours dont tout le monde se rappelle. Toutes les vies sont différentes et découvrir un autre point de vue que le sien sur ces évènements est extraordinaire.

J'ajouterais aussi que les raisons qui poussent à lire un roman relatant de choses aussi horribles sont aussi celles qui ont poussé tout le monde à regarder les infos lorsque les attentats se  sont produits alors que les mêmes choses étaient répétées, c'est peut-être une sorte de curiosité malsaine... Ce sont peut-être ces raisons qui font aussi que j'ai à la fois hâte et peur de lire la saison 2 qui sortira bientôt, suite de l'histoire de Caumes, qui se déroule sur la fin de l'année 2015.

En tout cas, À la place du coeur est un roman émouvant, qui marque les esprits.  Je suis certaine que ne pourrez pas être indifférents à toutes les émotions transmises dans ces pages, n'hésitez pas une seule seconde.

dimanche 5 mars 2017

Sept films à regarder sous sa couette

Certains jours où il pleut dehors, qu'il fait encore froid et que la flemme vous envahit, rien de mieux qu'une soirée film romantique sous la couette. Aujourd'hui, voici une sélection de sept films que j'adore, qui font un petit peu pleurer mais qui réchauffent le coeur.

  • Il était temps (About Time), réalisé par Richard Curtis (2013)

C'est probablement un de mes films préférés du monde entier à ce jour. J'y suis allée complètement par hasard au cinéma, sans en avoir entendu parler ni avoir vu la bande annonce et wow ! Quelle surprise ! Une histoire d'amour avec tout plein de poésie, sur fond de retour dans le temps. Avec notamment Domhnall Gleeson (Bill Weasley dans Harry Potter), Rachel McAdams et Bill Nighy (Rufus Scrimgeour dans Harry Potter). C'est beau, ça fait réfléchir sur la vie et c'est beau (je l'ai déjà dit ?) et c'est génial et regardez ce film. Vous ne le regretterez pas ! 
Je n'ai pas trouvé de bande annonce qui représentait suffisamment l'esprit et l'ambiance du film donc je préfère ne pas vous en mettre ici (surtout qu'elle aurait été en VF, ayant vu le film au cinéma en VF en premier lieu, je n'ai jamais réussi à passer sur la VO par la suite. Mais leurs voix sont tellement mignonnes !).

  • Nos Étoiles Contraires (The Fault In Our Stars), réalisé par Josh Boone (2014)



C'est devenu un classique, mais j'aime toujours autant ce film. Même si je finis par pleurer toutes les larmes de mon corps, je ne peux m'empêcher de le re-voir. (Et de re-pleurer.) C'est un film que j'aime d'amour, avec des acteurs qui ont su donner vie avec tant de justesse aux personnages du livre de John Green. Avec Shailene Woodley, Ansel Elgort et Nat Wolff. J'avais écrit un article sur le film dans Maze Magazine, retrouvez le par ici. Et ma chronique sur le roman, qui fait partie des premières sur le blog (soyez gentils), est ici.

  • Love, Rosie, réalisé par Christian Ditter (2014)


Deux meilleurs amis, Alex (interprété par le merveilleux Sam Claflin) et Rosie (interprété par la merveilleuse Lily Collins) qui oscillent entre amour et amitié, sans jamais se l'avouer. Mais tout est chamboulé lorsqu'Alex part aux États-Unis et que Rosie se retrouve enceinte de Greg, le garçon avec qui elle s'est rendue au bal de fin d'année... J'ai d'abord découvert le fabuleux roman de Cecelia Ahern, puis son adaptation. Si celle-ci n'est pas parfaite et est différente du roman sur de nombreux points, c'est un film que j'adore. C'est frais et c'est génial !

  • The Spectacular Now, réalisé par James Ponsoldt (2013)


J'adore ce film. Ça fait longtemps que je ne l'ai pas revu mais la bande annonce me redonne envie. Nous rencontrons Sutter Keely (Miles Teller) et Aimee Finicky (Shailene Woodley), que tout semble opposer. Il est exubérant et populaire, elle est très discrète. Même si ces deux personnages et le scénario peut sembler cliché, c'est un film fort et puissant que j'ai découvert là. Et hop, dans la liste des films à regarder sous la couette ! Regardez-le, il est extraordinaire.

  • Si je reste (If I Stay), réalisé par R.J. Cutler (2014)


Foncez. Juste, ne vous posez pas de questions et foncez. C'est un tourbillon d'émotions, de musiques géniales, de puissance et d'amour. Avec Chloë Grace Moretz qui interprète Mia et Jamie Blackley en Adam, j'ai même préféré le film au roman de Gayle Forman. J'avais écrit un article pour en parler tant le film m'avait touché à sa sortie, vous pouvez le lire ici si vous souhaitez en savoir plus.


  • Le Monde de Charlie (The Perks Of Being A Walflower), de Stephen Chbosky (2012)


Un film réalisé par l'auteur du livre, n'est-ce pas extraordinaire ? Livre comme film, les deux sont à découvrir. J'en ai déjà parlé sur le blog (il y a fort longtemps) ici pour le film et ici pour le roman. Un superbe film et avec Emma Watson, que demander de plus ?

  • L'amour malgré tout (Stuck in Love), réalisé par Josh Boone (2013)


Je l'ai découvert hier soir et je suis complètement tombée sous le charme. C'est l'histoire d'une famille qui a du mal à tenir debout car le père est encore complètement dingue de son ex-femme, la fille ne veut plus parler à sa mère pour ce qu'elle a fait quand elle a quitté son père et ne veut pas s'attacher, le fils est complètement amoureux mais n'ose pas aller parler à la fille de ses rêves. Ce film est génialissime, à regarder absolument ! Et ce qui m'a fait beaucoup rire c'est que dans ce film du même réalisateur que Nos étoiles contraires, nous pouvons retrouver Rosie de Love Rosie (Lily Collins), Charlie de Le Monde de Charlie (Logan Lerman), Isaac de Nos étoiles contraires (Nat Wolff) et Kim, meilleure amie de Mia dans Si je reste (Liana Liberato). C'est donc à cause de ce film que vous pouvez lire cet article...

J'espère que cette sélection vous fera (re)découvrir ces sept films qui font partie de mes préférés. Bien évidemment, il y a plein d'autres films géniaux sur cette planète et je ne peux ni tout connaître, ni tout recenser ici. Si vous en avez à me conseiller ou que vous souhaitez échanger sur l'un de ceux-ci, n'hésitez pas !

samedi 4 mars 2017

Les Amants du Génome - Johan Heliot



Éditions Syros
Publié en mai 2016
280 pages

Orfée et Idriss tombent fous amoureux l'un de l'autre pendant l'année la plus importante de leur vie, celle de la Sélection. Comme tous les citoyens d'Europolis, ils rêvent d'intégrer l'Enclave. Ce paradis sous dôme accueille les esprits les plus brillants pour trouver des remèdes à la surpollution et à la misère qui touchent la société entière. Là-bas, ils pourront en prime bénéficier du traitement de Vie Augmentée et rester jeunes éternellement, ensemble. Mais le jour de la Sélection, Idriss échoue au grand test d'admission, alors qu'Orfée réussit haut la main.

Une histoire d'amour dans un futur proche, un monde pas si éloigné du notre et des enjeux incroyablement actuels : tout ça se réunit à la perfection dans Les Amants du Génome. J'ai plongé dans cet univers sans trop savoir ce qui m'attendait. J'y ai découvert deux personnages attachants au possible, Orfée et Idriss. L'un provient d'un milieu défavorisé, Orfée. Il a réussi à aller jusqu'à l'année scolaire de terminale, celle de ses seize ans, sans se faire éjecter du système. Il va pouvoir participer à la Sélection, a envie de se consacrer à la bio-ingénierie et de mettre ses talents scientifiques au profit de la population, grâce à un travail dans l'Enclave. Les parents d'Idriss font partie de la petite catégorie de gens aisés vivant à Europolis. Elle a toujours bien réussi à l'école et, pour elle et sa famille, le fait qu'elle intégrera l'Enclave est déjà acquis. Tout le monde rêve de pouvoir vivre dans cet endroit parfait, où l'air est recyclé et pur, où les habitants ont tout à leur disposition et où les espaces verts ne manquent pas. Mais malheureusement, ce n'est réservé qu'à une élite.

Nous découvrons l'histoire de ces deux amoureux au fil des pages. Le roman étant divisé en six parties allant de l'époque de la Sélection jusqu'à l'épilogue situé plusieurs décennies après celle-ci, c'est de toute l'évolution d'un monde dont nous sommes témoins. Alternant les points de vue d'Idriss et Orfée, nous découvrons deux univers qui sont liés grâce à leur histoire d'amour : l'élite protégée et à l'écart, qui prend pourtant toutes les décisions pour la vie du peuple, opposée à la population vivant dans des conditions de plus en plus déplorables. Un monde en constante évolution, qui n'est pas favorable à l'amour entre un habitant de l'Enclave et une jeune fille du dehors. Des questionnements apparaissent, poussant les personnages et le lecteur à réfléchir sur ces différences sociales. Est-ce légitime qu'une petite catégorie de personnes, ayant toujours vécu dans un monde aisé et ne se confrontant jamais aux problèmes de la population, fixe les règles de vie de ce peuple ? Une élite qui souhaite aussi expérimenter la "Vie Augmentée", promesse de jeunesse et de vie éternelle. Jusqu'où les êtres humains peuvent-ils aller pour augmenter l'espérance de vie ? À qui proposer cette Vie Augmentée ? En tout cas, il est impossible de montrer un véritable "méchant" et des "gentils", chaque groupe a ses raisons d'agir.

Que ce soit consciemment pour les plus agés ou inconsciemment pour les jeunes lecteurs, cette dystopie, incroyablement moderne, nous pousse à réfléchir. Loin d'être une banale histoire d'amour, les vies d'Orfée et Idriss se mêlent entre les pages pour former un roman puissant. Ne passez pas à côté de ce livre !

La Maison des Reflets - Camille Brissot


Éditions Syros
Publié en février 2017
345 pages

Qui accepterait de laisser partir un être cher s'il pouvait le garder à ses côtés pour toujours ?
Depuis 2022, les Maisons de départ ressuscitent les morts grâce à des reflets en quatre dimensions qui reproduisent à la perfection le physique, le caractère, et le petit je-ne-sais-quoi qui appartient à chacun. Les visiteurs affluent dans les salons et le parc du manoir Edelweiss, la plus célèbre des Maisons de départ, pour passer du temps avec ceux qu'ils aimaient. Daniel a grandi entre ces murs, ses meilleurs amis sont des reflets. Jusqu'à ce qu'il rencontre Violette, une fille imprévisible et lumineuse... Bien vivante.

Daniel Edelweiss est le petit fils du fondateur de l'une des plus célèbres Maisons de départ. Son père ayant repris l'entreprise familiale, il a toujours vécu dans cette maison. Il est habitué à porter les lentilles qui lui permet de voir les reflets et les magnifiques décors créés par son père et son grand-père dans la maison. Il est parfaitement normal pour lui de n'avoir qu'à prononcer les noms de ses amis, Matthias, Elliott et Mona pour qu'ils apparaissent. Sa mère est aussi un reflet. Même s'ils ne sont plus vivants, ils sont réels pour Daniel. Personnage adorablement un peu naïf et enfantin, il rencontre la jolie Violette, lors de sa première sortie hors de la maison. S'en suivent alors des dizaines de lettres...

En parallèle, nous découvrons cette Maison de départ qui fait partie du quotidien de Daniel. Les familles ayant eu un décès récent peuvent venir chercher de l'aide auprès du père de Daniel. En lui racontant comment était la personne disparue, en donnant des photos et vidéos, un reflet peut être créé. Réaliste au possible, c'est comme si le disparu revivait à nouveau. Mais aussi proche de la réalité soit-il, un reflet virtuel peut-il remplacer un être cher ? Comment faire son deuil ? Voilà les questions qui reviennent dans La Maison des Reflets.

Entre adolescence, découverte de l'amour et prise en compte de la difficile réalité de la disparition des personnes aimées, voici un roman qui a particulièrement marqué mon esprit. L'histoire du jeune Daniel est touchante. Avec son quotidien original, il est pourtant bien proche des jeunes d'aujourd'hui. En effet, il est toujours difficile de quitter et remettre en cause ce que nous connaissons. Pourtant, nous sommes nombreux à passer par là. Et si le lecteur a parfois une longueur d'avance sur ce que Daniel sait et découvre, ce n'est pas grave car tout est amené d'une jolie façon. Chaque court chapitre est si agréable à lire que les pages défilent à toute vitesse.


La Maison des Reflets est un roman à découvrir pour passer un excellent moment de lecture. Entre questionnements et découverte de la réalité, vous ne pourrez que vous attacher à l'histoire de Daniel.